10 poèmes sur l'amour pour un mariage : des textes inspirants pour la cérémonie et les lectures

10 poèmes sur l'amour pour un mariage : des textes inspirants pour la cérémonie et les lectures

Notre sélection des plus beaux poèmes pour mariage, dont vous inspirer pour parler d'amour lors de la cérémonie, des vœux et lectures !

10 poèmes sur l'amour pour un mariage : des textes inspirants pour la cérémonie et les lectures
Rianna Rousseau
  • Cérémonie
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  • Déclaration d'amour
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  • Couple

Alors que les préparatifs de votre mariage touchent à leur fin, vous vous penchez désormais sur les petits détails qui feront de votre cérémonie, un moment à votre image. Il est donc temps de penser à la rédaction de vos vœux ! Quoi de mieux que les mots et la poésie pour exprimer vos sentiments et l’amour qui vous unit ? Si vous êtes en manque d’inspiration, nous avons regroupé pour vous 10 poèmes qui parlent d’amour, dont vous inspirer pour la cérémonie, les lectures ou les discours de mariage.

Mon rêve familier, Paul Verlaine
Sonnet 26, William Shakespeare
Vers d’amour, Renée Vivien
Une femme est l’amour, Gérard de Nerval
Que serais-je sans toi, Louis Aragon
Amour, Hermann Hesse
La courbe de tes yeux, Paul Eluard
Quand deux cœurs en s’aimant ont doucement vieilli, Victor Hugo
Ballade de noces, Edgar Allan Poe
Je t’aime, Paul Eluard

  • Mon rêve familier, Paul Verlaine

“Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant

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D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas! cesse d’être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l’ignore.
Son nom? Je me souviens qu’il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L’inflexion des voix chères qui se sont tues.”

  • Sonnet 26, William Shakespeare

“Lord de mon amour, toi dont le mérite a impérieusement réduit mon dévouement en vasselage, je t’envoie cette ambassade écrite, comme hommage de mon attachement, non comme preuve de mon esprit ;

Attachement si grand qu’un pauvre esprit comme le mien peut le faire paraître nu, manquant de mots pour le présenter. Mais j’espère que quelque bonne pensée l’abritera, tout nu qu’il est, au fond de ton âme,

Jusqu’au jour où l’étoile inconnue, dont les mouvements me guident, jettera gracieusement sur moi quelque brillant rayon et parera mon amour déguenillé de façon à le rendre digne de ton ineffable attention.

Alors j’oserai te dire hautement comme je t’aime ; jusque-là je ne m’exposerai pas à ce que tu me mettes à l’épreuve.”

  • Vers d’amour, Renée Vivien

“Tu gardes dans tes yeux la volupté des nuits,

O Joie inespérée au fond des solitudes !
Ton baiser est pareil à la saveur des fruits
Et ta voix fait songer aux merveilleux préludes
Murmurés par la mer à la beauté des nuits.

Tu portes sur ton front la langueur et l’ivresse,
Les serments éternels et les aveux d’amour,
Tu sembles évoquer la craintive caresse
Dont l’ardeur se dérobe à la clarté du jour
Et qui te laisse au front la langueur et l’ivresse.”

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Credit Photo : Mademoiselle G Photographie

  • Une femme est l’amour, Gérard de Nerval

“Une femme est l’amour, la gloire et l’espérance ;
Aux enfants qu’elle guide, à l’homme consolé,
Elle élève le coeur et calme la souffrance,
Comme un esprit des cieux sur la terre exilé.

Courbé par le travail ou par la destinée,
L’homme à sa voix s’élève et son front s’éclaircit ;
Toujours impatient dans sa course bornée,
Un sourire le dompte et son coeur s’adoucit.

Dans ce siècle de fer la gloire est incertaine :
Bien longtemps à l’attendre il faut se résigner.
Mais qui n’aimerait pas, dans sa grâce sereine,
La beauté qui la donne ou qui la fait gagner ?”

  • Que serais-je sans toi, Louis Aragon

“Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

J’ai tout appris de toi sur les choses humaines
Et j’ai vu désormais le monde à ta façon
J’ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines
Comme au passant qui chante on reprend sa chanson
J’ai tout appris de toi jusqu’au sens du frisson.

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu’un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement.

J’ai tout appris de toi pour ce qui me concerne
Qu’il fait jour à midi qu’un ciel peut être bleu
Que le bonheur n’est pas un quinquet de taverne
Tu m’as pris par la main dans cet enfer moderne
Où l’homme ne sait plus ce que c’est qu’être deux
Tu m’as pris par la main comme un amant heureux.”

  • Amour, Hermann Hesse 
Traduction de Lionel-Edouard Martin.

“Ma bouche de nouveau veut, allègre, trouver
Tes lèvres – tes baisers me sont bénédiction –,
Je veux prendre en ma main tes doigts qui me sont chers
Et en amusement dans mes doigts les plier,
Combler de ton regard mon regard assoiffé,
Couler profondément ma tête en tes cheveux,
User de membres vifs et toujours en éveil
Pour répondre fidèle au branle de tes membres,
Et consumé de feux toujours nouveaux d’amour
Je veux régénérer mille fois ta beauté,
Jusqu’à ce qu’apaisés, reconnaissants, tous deux
Nous vivions heureux dominant la douleur,
Et saluions, contents, comme des sœurs aimées,
Et le jour et la nuit, l’aujourd’hui et l’hier,
– Que nous évoluions au-delà de tout acte
Comme transfigurés et pleinement en paix.”

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Christophe Serrano

  • La courbe de tes yeux, Paul Eluard

“La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j’ai vécu
C’est que tes yeux ne m’ont pas toujours vu.

Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,

Parfums éclos d’une couvée d’aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l’innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.”

  • Quand deux cœurs en s’aimant ont doucement vieilli, Victor Hugo

“Quand deux cœurs en s’aimant ont doucement vieilli
Oh ! quel bonheur profond, intime, recueilli !
Amour ! hymen d’en haut ! ô pur lien des âmes !
Il garde ses rayons même en perdant ses flammes.
Ces deux cœurs qu’il a pris jadis n’en font plus qu’un.
Il fait, des souvenirs de leur passé commun,
L’impossibilité de vivre l’un sans l’autre.
– Chérie, n’est-ce pas ? cette vie est la nôtre !
Il a la paix du soir avec l’éclat du jour,
Et devient l’amitié tout en restant l’amour !”

  • Ballade de noces, Edgar Allan Poe

“L’anneau est à mon doigt, et la couronne à mon front ; une profusion de satins et de joyaux est à mes ordres – et je suis heureuse maintenant.

Et, mon Seigneur, il m’aime bien ; – mais quand il exhala son vœu, je sentis mon cœur se gonfler – car les mots sonnèrent comme un glas et la voix semblait la sienne, à celui qui tomba – dans la bataille au fond de la vallée, et qui est heureux maintenant.

Mais il parla de façon à me rassurer, et il baisa mon front pâle ; lorsqu’une rêverie survint et me porta au cimetière, et je soupirai, devant moi le voyant mort, d’Elormie : ” Oh ! je suis heureuse maintenant ! “

Comme cela, furent prononcées les paroles, comme cela fut proféré le vœu ; et, quoique je manque à ma foi et quoique le cœur me manque, regardez le gage d’or qui prouve que je suis heureuse maintenant.

Plaise à Dieu que je m’éveille ! car je ne sais pas ce que je rêve, et mon âme est douloureusement ébranlée – de la crainte qu’il y ait un mauvais pas de fait, de peur que le mort qui est délaissé ne soit pas heureux maintenant.”

  • Je t’aime, Paul Eluard

“Je t’aime pour toutes les femmes que je n’ai pas connues
Je t’aime pour tous les temps où je n’ai pas vécu
Pour l’odeur du grand large et l’odeur du pain chaud
Pour la neige qui fond pour les premières fleurs
Pour les animaux purs que l’homme n’effraie pas
Je t’aime pour aimer
Je t’aime pour toutes les femmes que je n’aime pas

Qui me reflète sinon toi-même je me vois si peu
Sans toi je ne vois rien qu’une étendue déserte
Entre autrefois et aujourd’hui
Il y a eu toutes ces morts que j’ai franchies sur de la paille
Je n’ai pas pu percer le mur de mon miroir
Il m’a fallu apprendre mot par mot la vie
Comme on oublie

Je t’aime pour ta sagesse qui n’est pas la mienne
Pour la santé
Je t’aime contre tout ce qui n’est qu’illusion
Pour ce coeur immortel que je ne détiens pas
Tu crois être le doute et tu n’es que raison
Tu es le grand soleil qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi.”

enregistrermdsf
Credit Photo : Mya Photography

Vous avez maintenant tous les mots qu’il vous faut pour exprimer à quel point vous l’aimez. Pensez à aller jeter un coup d’oeil à nos citations de films d’amour préférées pour clôturer en beauté !

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