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La peur de l’engagement au sein du couple, comment y remédier ?

Avant le mariage, il y a parfois un déménagement, des fiançailles, l’adoption d’un animal, ou encore la rencontre des parents respectifs. Rien qu’à la lecture de ce que vous appréhendez comme de gros sauts dans le vide, vous avez quelques sueurs froides ? Il se pourrait bien que l’engagement sous toutes ses formes vous fasse un peu peur. Tentons ensemble de comprendre d’où viennent vos craintes, et comment les dépasser avec l’aide de deux expertes : Tina Karr et de Patricia Delahaie, respectivement coach relationnel (couples et femmes), et journaliste spécialisée dans les relations humaines.

Photo : Xavier Lecointe

La peur de l’engagement ne concerne pas que les hommes. Si ce cliché a la vie dure, beaucoup de femmes ressentent aussi cette peur dont nous parlons. Mais pourquoi peut-on avoir peur de s’engager ?

La peur de l’engagement, d’où vient-elle ? 

La coach Tina Karr a rapidement fait un constat : “Les femmes que je reçois à ce sujet ont généralement la vingtaine, et ont peur de perdre leur liberté ou bien souvent encore, elles ont peur de l’infidélité de leurs conjoints. Elles ont vu leurs parents divorcer et veulent s’épargner ce triste scénario qui leur semble de plus en plus inévitable. Elles se disent “A quoi bon m’engager pour de bon ?””. Généralement, c’est donc pour se protéger de toute sorte de déception que ces femmes se créent une sorte d’armure.

Pour Patricia Delahaie, “C’est avant tout la peur de se tromper qui sème le doute, et donc la peur de s’engager”. La journaliste et coach explique que nous sommes beaucoup à rechercher l’âme sœur mais que nous sommes également beaucoup à nous tromper quant à cette dernière. “Trouver la bonne personne et s’en rendre compte en début de relation est “rare”, rappelle Patricia Delahaie. Être persuadée dès les premiers mois de relation que l’on est avec la bonne personne, et que l’on restera éternellement ensemble pourrait bien relever de l’utopie.

Selon l’experte des relations humaines, la peur de s’engager est devenue une vraie problématique en raison des multiples rencontres que nous pouvons faire aujourd’hui. Entre les applications de rencontre en tout genre et tout simplement nos cercles élargis de connaissances, le doute ne peut que s’accroître au fil de nos rencontres. Elle explique un chemin de pensée type : “Comme il y a de plus en plus de possibles, que ma relation n’est pas absolument parfaite -parce que sachez-le, aucune relation n’est parfaite- on se dit peut-être que je peux trouver mieux, plus adapté à moi. On peut alors devenir une éternelle insatisfaite. Tina Karr va elle aussi dans ce sens : “C’est symptomatique de cette génération. Entre Tinder et Facebook, on se dit toujours qu’il y a potentiellement quelqu’un de mieux avec qui l’on pourrait envisager quelque chose. On peut facilement penser : “Et si je me mets avec cet homme… mais qu’il y a mieux à côté ? Pourquoi je me priverais de mieux ?”“.

Photo : Xavier Lecointe

Patricia Delahaie évoque ensuite la peur de l’engagement comme la peur de “franchir une étape pour laquelle nous ne nous sentons pas encore prêts”. Le projet de fonder une famille, pour certains, peut résonner comme l’étape ultime du passage à l’âge adulte. Parce qu’un engagement appelle souvent une autre série d’engagements, cela peut vous paraître effrayant et vous donner envie de ne pas plus vous fixer avec votre partenaire. La coach et journaliste explique qu’entre 20 et 25 ans, c’est bien souvent “la sensation de ne pas avoir assez vécu” qui freine les femmes et les hommes dans l’engagement.

Comment y remédier ?

A ces nombreuses femmes amoureuses, avec un homme qui les aime et qui leur permet d’envisager des projets de vie, Patricia Delahaie aime leur rappeler cette phrase de Raymond Radiguet “Bonheur, je ne t’ai reconnu qu’au bruit que tu fis en partant”. 

Photo : Sébastien Bicard
  • Réalisez votre chance

Savoir apprécier sa relation en prenant conscience de sa préciosité est un premier pas vers l’engagement puisque comme le rappelle notre experte Patricia Delahaie, “il est extrêmement rare d’être aimée et d’aimer en retour, d’avoir un homme solidaire, d’avoir une vie si douce.”

  • Soyez lucides

Tina Karr préconise aux femmes de prendre du recul sur leur relation et plus particulièrement sur leur envie permanente de découverte qui les empêche de se “poser” avec leurs Jules : “L’idée que l’amour dure passionnément tout la vie est imbécile. Je parle de bulle passionnelle, cela dure quelques années. Le problème, c’est que les gens veulent vire cela toute leur vie. Cette énergie, cette passion, la découverte et la nouveauté, cela passe. L’amour se construit, il se construit dès lors que cette bulle passionnelle s’estompe. Alors, on se pose les bonnes questions : Voulez-vous poursuivre cette relation ? Etes-vous bien avec votre partenaire ? Vous respecte-t-il ? Avez-vous les mêmes projets ?”. 

  • Laissez le temps au temps

C’est à la fin de cette bulle passionnelle si agréable que, selon Tina Karr, les femmes devraient tout mettre à plat avec leur conjoint et construire les bases d’un amour qui durera et dans lequel elles n’auront pas de doutes quant à leur engagement : “Ces bases reposent sur quatre piliers principaux : la communication verbale émotionnelle et érotique. Ensuite, le respect de soi et de l’autre, puis la confiance, qui se construit peu à peu. Enfin, je dirais que la créativité est essentielle, notamment afin d’éviter la monotonie“. 

  • Faites un bilan

Tina Karr conseille aux femmes apeurées par l’engagement de mettre en lumière les champs de compatibilités entre elles et leurs amoureux : “Quelles sont nos valeurs, nos besoins, nos qualités et défauts, nos croyances limitatives. Ces croyances peuvent être formulées ainsi : Je suis incapable d’être fidèle, je ne veux pas d’enfants, je ne peux pas me passer de mes amis…etc ». Ces champs de compatibilités connus, votre couple saura dans quelle direction aller.

Photo : Sébastien Bicard
  • Engagez-vous progressivement et symboliquement

Si le mariage est l’engagement ultime, vous pouvez vous engager à votre Jules autrement. Tina Karr se rappelle de ce couple d’amoureux qui avait noué deux rubans ensemble après s’être posé les questions soufflées par la coach. Le nœud représentait leur amour et suffisait à les conforter dans leur choix de tous les jours : celui de s’être choisis, car oui, comme le rappelle Tina Karr, “Etre ensemble, c’est un choix quotidien, c’est un engagement”.

Patricia Delahaie est notamment l’auteure de Comment s’aimer toujours ?, et Ces amours qui nous font mal et vient de publier un ouvrage sur la relation mère-fille. Retrouvez aussi l’actualité de Tina Karr sur son site Internet.

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