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Comment croire au mariage quand on a des parents divorcés?

Lorsqu’un couple décide de divorcer, et que des enfants sont impliqués dans l’équation, ces derniers se trouvent directement impactés par la séparation. Quelles conséquences peut avoir le divorce sur la vie amoureuse de ces enfants devenus grands ? Pour nous aider à répondre à cette question, nous avons demandé à Clara, Laurence et Claudia, trois jeunes femmes qui ont vécu la séparation de leurs parents lorsqu’elles étaient enfants ou adolescentes ainsi qu’au love coach Alexandre Cormont, d’éclairer notre lanterne.

Photo : Claire Saucaz

Avec l’annonce récente du divorce du couple (à paillettes), formé par Brad Pitt et Angelina Jolie, une question se pose : leur séparation aura-t-elle des conséquences sur la vie amoureuse de leurs six enfants ? Sentiment d’abandon, anxiété voire de dépression, certains enfants peuvent être durement éprouvés lorsque leurs parents mettent fin à leur mariage. La chercheuse Judith Wallerstein, qui a consacré 25 ans de sa vie à étudier les effets du divorce sur les enfants, a établi que nombre d’entre eux, préoccupés par le fait de répéter les erreurs de leurs parents, ont du mal à s’engager dans des histoires sérieuses quand d’autres au contraire ont tendance à sauter de relation en relation, en espérant trouver enfin LA personne qui leur convient.

“Pourquoi avoir peur du bonheur ?”, se questionne l’écrivaine Virginie Despentes dans son roman Les jolies choses. Comment faire en sorte d’accepter enfin le fait que l’on a le droit d’être heureux comme tout le monde ? Voilà quelques pistes !

 1. L’amour (et le mariage) cultivent votre bonheur

Se marier n’est pas forcément synonyme de bonheur, mais il agit tout de même comme un “complément” du bonheur. Se marier, c’est merveilleux certes, mais cet acte est loin d’être anodin. Il ne s’agit pas simplement de signer un bout de papier. Se marier signifie faire un voeu, celui d’être aux côtés de la même personne, malgré les épreuves de la vie. Le philosophe Alain a dit : “Le pessimisme est d’humeur ; l’optimisme est de volonté.” Kezako ? Votre nature vous pousse peut-être à vous dire que si d’autres -et à fortiori vos parents- ont échoué, vous n’y arriverez pas vous-même. “Si le divorce des parents a créé un traumatisme, l’homme ou la femme aura peur de l’amour, du couple en général, car cela représente une souffrance à ses yeux. Il ou elle va alors créer une forme d’ancrage en associant son mal-être à la notion d’amour. L’engagement sera plus complexe”, nous explique le coach Alexandre Cormont.

Pour Laurence, cadre dynamique de trente ans, le mariage représente “plus que les bagues et les belles promesses. Le mariage représente deux personnes qui se sont trouvées et qui font le voeu de grandir ensemble, de se compléter.” Le divorce de ses parents n’a en aucun cas bousculé ses certitudes. “Je pourrais faire un plaidoyer sur l’amour”, nous confie cette jeune femme qui s’imagine parfaitement en robe blanche un jour prochain… Comme Laurence, passez à l’acte et ne regardez pas dans le rétroviseur. Tout le monde a le droit à sa chance, vous aussi.

Photo : Coralie Polack

2. Apprenez à croire en vous

Et lorsque nous parlons de “vous”, nous vous désignons vous, mais aussi l’être qui est à vos côtés. Faites-lui confiance. Si vous avez choisi cet homme ou cette femme, c’est parce qu’il vous respecte, vous aime et vous complète. Ne faites pas de comparaison avec ce que vous avez pu vivre avec d’autres et surtout, à ce qui se passait entre vos parents. “Mes parents se disputaient à propos des mêmes choses”, “Et si nous nous séparions pour les mêmes raisons ?” BASTA. Soyez sûr(e) de vous, de vos choix et de la personne qui occupe la place la plus importante dans votre coeur.

Si les parents de Clara s’entendent très bien malgré leur séparation, cela n’a pas pour autant donné envie à la jeune femme de dire “oui” à un homme. Désabusée ? “Non, je ne fais juste pas partie de ces filles qui rêvent de se marier. Mais je crois en l’amour”, dit-elle en souriant.

Photo : Sabrina Dupuy

3. Libérez-vous du passé

“Le divorce m’a déstabilisé(e) et j’ai peur de perdre la personne que j’aime désormais.” Voilà une phrase qu’Alexandre Cormont entend souvent en session. Avoir peur n’a jamais fait le Schmilblick, bien au contraire. Votre passé vous appartient, à vous de dépasser votre peur d’abandon, à votre rythme ou avec l’aide d’un professionnel. Le psychiatre Michel Lejoyeux, qui nous avait donné des pistes pour combattre la routine dans le couple explique sur son blog : “Il y a le temps du deuil, celui de la lutte et celui, bien plus tard, où l’on accepte l’idée de guérir de son passé.” Rester obnubilé par les erreurs du passé -les nôtres ou celles des autres- enferme dans le souvenir négatif et pousse inévitablement à répéter le même schéma. Pour avancer, il vous faudra accepter votre passé et le mettre derrière vous, à sa place. Une philosophie adoptée par Claudia, qui a toujours rêvé de se marier et qui n’a pas hésité un seconde à dire “oui” le jour J. “Sans avoir particulièrement souffert de la séparation progressive de mes parents à partir de mes 14 ans, romantique et au fond très fleur bleue, un mariage (réussi !) était au fond symboliquement une revanche sur la vie”, nous confesse-t-elle.

Trois témoignages, trois histoires. Chaque expérience est différente et dépend du vécu, de la personnalité et des envies de chacun. Si vos parents ont malheureusement décidé de se séparer, cela ne veut pas dire que vous en ferez autant. Faites-vous confiance !

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